Pro Velo

Depuis des décennies, différentes associations militent pour que le vélo devienne une solution de mobilité durable. Mais les initiatives rendant l’utilisation quotidienne du deux-roues confortable manquaient encore à l’appel. C’est dans cette optique que l’asbl Pro Velo, créée en 1992, développe une multitude de services et projets. Le fil rouge des activités de cette petite association devenue une véritable entreprise de 70 personnes, c’est l’accompagnement : « Tout ce qu’on a développé depuis le début a pour objectif d’aider les gens à se mettre en selle », souligne Bertrand Willems, directeur de Pro Velo Wallonie. « Le premier outil qu’on a mis au point pour cela, et qui existe toujours, c’est le tour guidé à vélo. C’est une façon de permettre aux citoyens de découvrir qu’on peut se déplacer à vélo de façon agréable et en toute sécurité. Cette première expérience dans un cadre de loisir suscite ensuite souvent l’envie d’utiliser le vélo pour les déplacements quotidiens. »

Au fil des années, Pro Velo s’est profilé comme un fin connaisseur de la psychologie du passage à l’acte cycliste. Chaque frein décelé a suscité la mise en place d’une nouvelle stratégie facilitatrice.

Outre les services de réparation de vélo, les formations à la réparation autonome, et les bourses aux vélos, l’association est aussi devenue un véritable laboratoire d’expériences. L’année 2009 a été un tournant de ce développement lorsque Pro Velo a remporté un marché public pour la gestion de 5 points vélo dans les gares wallonnes. « Les gens sont encore davantage venus vers nous pour trouver des conseils personnalisés. On a réalisé que si l’accompagnement individuel demande beaucoup d’énergie, il est aussi beaucoup plus efficace et rentable qu’une large campagne de sensibilisation. »

C’est dans cet esprit que Pro Velo a conçu une impressionnante palette de programmes adaptés à différents publics. Pour faire entrer le vélo dans les habitudes dès le plus jeune âge, l’association propose par exemple aux écoles différentes formules d’encadrement, du « brevet du cycliste » au défi-concours « Bike2school », en passant par l’accompagnement d’acteurs du milieu scolaire avec le projet « Objectif vélos à l’école ». « On aide l’établissement scolaire qui en fait la demande à cerner puis à résoudre les difficultés qui freinent l’utilisation du vélo au quotidien. Cela peut passer par une demande d’aménagement d’un carrefour ou d’un parking, ou par la mise en place de vélo-bus, c’est à dire des ramassages scolaires à vélo. Grâce à ces actions, les écoles peuvent passer de 2 % à 15 à 20 % de part modale, avec 30 ou 40 vélos à l’école quotidiennement ! » Les adultes ne sont pas en reste, puisqu’une série de programmes s’adressent à eux, que ce soit en tant que particuliers ou au sein de leur entreprise.

« Que ce soit au travers de la Bike Experience à Bruxelles, de l’opération « 2 mois 2 roues » en Wallonie, ou de nos nombreuses autres propositions, notre objectif est le même : il s’agit de faire sortir le vélo de la marginalité ! On justifie souvent le manque d’investissement dans les infrastructures cyclables par le faible nombre de cyclistes. En soutenant le passage à l’acte, on brise ce cercle vicieux ! A nos yeux, le vélo est un moyen d’améliorer le cadre de vie : il peut rendre la ville aussi agréable à vivre que la campagne ! ».

 


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RE 1990 Vélo pas encore révolution

 

© Photos: Collectif Huma

© Textes: Isabelle Masson

Nom du citoyen: Bertrand Willems

Catégorie: Toute l’histoire

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